« Retour au blog de penecruzzzz38

Et pourtant je saigne de la blessure depuis longtemps refermée. Seul demeure et perdure les cicatrices de nos âmes maltraitées et l'espoir qu'un jour tout se résorbe.

Et pourtant je saigne de la blessure depuis longtemps refermée. Seul demeure et perdure les cicatrices de nos âmes maltraitées et l'espoir qu'un jour tout se résorbe.
Je disloque ma vie avec la drogue. Une vie brouillée par l'éternel recommencement de nos conneries. Une vie sans but, sans équivoque juste un peu trop fatale pour nos yeux d'enfants. Nos espoirs contenus dans nos verres, nous sommes les incendiaires de nos rêves, avec pour seul soutient la lassitude de cette existence mal tourner et le regard hagard, l'esprit enchevêtré, de nos voisins. On se perd dans un labyrinthe d'incompréhension. On essaye de remonter la pente avec le charnel. Les sens exaltés car nos esprits sont trop anéhantient. Un clair-obscur mal dévoilé pour des cerveaux mal-foutus. Les espoirs posées sur papiers glacés, on ne vit plus que part dépit, on s'accoutume aux cris de nos corps détruits. Le temps estompe nos bleu et renforce notre douleur du paradis oublié. Avec le temps on oubli comme on était jeune, car maintenant souillé par notre lente léthargie. Nos besoin obscènes nous poussent toujours plus loin dans l'absurde. On est lâche. On veut quitter cette vérité grotesque, du coup on joue aux courageux, alors qu'on se chit dessus. Un Cerbère qui garde l'entrée de nos sentiments pour ne pas tomber dans l'excès. Un « on » neutre et frigide qui nous représente, « nous », la décadence de ce monde, l'abstrait dans le classique. Un foutu bordel, un impétueux délire, des souffrances éparses qui nous anesthésient et le désir de partir qui brouille les pistes. Déclin. Tout ça fait que je me perds, que je me cherche dans les recoins d'âmes brisées, dans le tréfonds d'esprits paralysés. Un éternel et fatiguant recommencement qui m'épuises. Le recommencement de gestes, de paroles. La froideur notoire de ces mots: ''Je t'aime''. Plus de sens véritable, un oublis regrettable. La chute libre de nos visages maladroit. Nos visages que nous allons oublier. Un carrousel de personnes, mortes, abstraites et générales. On lutte pour une place au paradis alors que seul l'enfer nous est ouvert. Tout petits déjà voués à cet emprisonnement, et des coups qui ne font que nous envoyer encore et encore au tapis. On garde les yeux ouverts. On ne veut pas en perdre en miette. On s'éclate, on se perd, on reprend de tout et c'est inutile. Un appétit de souffrance jamais rassasié. On aime ça, souffrir. On a peur de la lumière, où les gens peuvent nous juger. On préfère le noir, la nuit protectrice. Peur de l'inconnu, de l'irréalisable, le l'impossible, de l'incongru.... On étouffe nos cris en même temps que s'étouffe nos pleurs. L'aube d'une nouvelle vie nous tourne le dos, et l'espoir d'horizons nouveaux part en fumés. Alors une colère froide et vulgaire nous prends. On insulte tout le monde juste pour la postérité, juste parce qu'il faut qu'on se vide. On se déchaine pour oublier qu'au fond c'est nous, les cons. On tape en espérant exorciser le mal. On reporte la faute sur d'autres, c'est inutile, encore. Ces autres à genoux devant l'autel de l'imaginaire. On a peut-être été trop réaliste face à nos vies, trop terre-à-terre, trop défaitistes, trop.... Il fallait peut-être rêver un peu plus et penser un peu moins, devenir des moutons. Dans le triangle de nos existences un coté est mort, alors on espère juste s'arrêter. On réfléchit. On est con. S'arrêter de tergiverser. Mais la machine est en marche. De temps en temps on tente le plongeon vers le sol, où les esprits hère sans but, aucun.

<Mais tout de même dans ce foutu bordel : Je t'aime. >

# Posté le dimanche 01 mars 2009 14:02

Modifié le lundi 02 mars 2009 13:24

« Article précédent : Si ton corps s'en va ton esprit reste....

Article suivant : Pensée pour coin de feu, avec chat sur les genoux. »